TOP 14 2011/2012 – 25 journée

Jour de Rugby

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Montpellier 21-16 Biarritz

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Gloire à Geoffrey Doumayrou, créateur du premier essai tout en finesse, auteur du second tout en explosivité. Il a poussé le sens du spectacle jusqu’à frôler l’expulsion pour un plaquage cathédrale surMarcelo Bosch, plus rude que celui de Warburton durant le Mondial… Le centre en partance pour le Stade français était vraiment l’homme du match. Gloire aussi  aux dirigeants du MHR qui ont ouvert des places au ras de la pelouse, des places de « pesage » qui éliminent le défaut du stade Du-Manoir. Comme ses tribunes assises commencent un peu haut, les photos des matches ne montraient souvent que du béton derrière les joueurs. C’est un  détail, mais il compte sur le plan visuel.

Toulon 25-22 Toulouse

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A un point du bonheur. Toulon a pris le dessus sur une grosse équipe de Toulouse samedi après-midi, en livrant l’une de ses prestations les plus abouties. Et pourtant, le RCT a encore un petit point à décrocher pour pouvoir disputer son barrage à domicile. L’équation est donc complexe à résoudre pour le staff Laporte-Azam-Mignoni, car le programme des Varois qui s’annonce est gargantuesque. Lyon, finale de Challenge, barrages puis éventuellement demi-finale de Top 14 pour arriver à une hypothétique finale. Pour beaucoup c’est trop. Et pourtant, un coup dans le retro et l’on retrouve un défi similaire l’an passé. Celui des Montpelliérains qui avaient dû battre Toulon à Yves-du-Manoir lors d’un huitième qui n’en portait pas le nom. Aller ensuite battre Castres à Pierre-Antoine, puis le Racing au Vélodrome pour défier Toulouse au Stade de France. Or l’effectif toulonnais est plus fourni que celui des Héraultais l’an passé…

Perpignan 34-22 Lyon OU

Dans le redressement de l’Usap, entamé en février et conclu samedi contre le Lou, on aura largement souligné le sursaut d’orgueil de la conquête et du paquet d’avants, le changement d’attitudes dans la zone plaqueur-plaqué, le retour de la confiance dans la ligne de trois-quarts… Mais on aura aussi minoré l’importance primordiale de James Hook : le demi d’ouverture gallois, arrivé dans un contexte délicat à l’automne, aura magnifiquement contribué au maintien de son équipe. Il a sans cesse insufflé de la créativité, voire un soupçon de folie dans le jeu de ligne sang et or tout en affichant des progrès épatants dans les tirs au but. Dans le money time, autrement dit les dernières minutes de la rencontre, il a ainsi régulièrement apporté de précieux points à sa formation : à Agen, à Clermont, au Stade français, il a répondu présent au moment fatidique; Samedi, contre Lyon, il aura multiplié les éclairs de génie et signé un 7/8 au pied. Alors, bravo Mister Hook et désolé de ne pas avoir, assez souvent, souligné vos exploits: on s’habitue si vite à l’excellence…

Brive 9-23 Bordeaux Bègles

C’est le lot des matchs couperets. Le terrible contraste entre les effusions de joie d’une équipe transportée par l’ivresse d’une victoire et la détresse de soldats tombés les armes à la main. Samedi, Bordeaux a assuré sa survie pendant que Brive devait accepter sa mort. Alors quelques minutes après la rencontre, il flottait une atmosphère singulière dans les couloirs d’Amédée-Domenech. D’un côté, les larmes d’Antonie Claassen et Jean-Baptiste Péjoine devant la presse, abattus devant l’évidence. De l’autre, les plateaux emplis de bière qui pénétraient dans le vestiaire girondin. Des minutes durant lesquelles le trouble et l’embarras sont prégnants chez les simples observateurs privilégiés que nous sommes. Une histoire d’hommes, de mecs qui, après avoir bataillé une saison entière, donné de leur corps et de leur âme, finissent par s’effondrer ou s’envoler. C’est la loi du sport. Univers au sein duquel le mérite et les vertus ne sont finalement que peu de choses comparé à l’implacable réalité comptable. Celle-ci peut être cruelle. Les Brivistes le savent mieux que personne.

Bayonne 31-10 Agen

Plaisir des sens. La victoire de Bayonne ne souffre d’aucune contestation. Parce que Agen a joué le jeu, envoyant finalement son équipe type et se livrant sans retenue dans la bataille. Retardant même l’échéance en basculant en tête à la pause. Parce qu’aussi, et de manière complètement subjective, la fête qui enflamma Jean-Dauger au coup de sifflet final ne pouvait que manquer au Top 14. Sensation cruelle et, il faut le dire, injuste pour des Brivistes valeureux toute la saison. « Chacun s’est battu avec ses armes. Il ne faut pas non plus oublier qu’on est devant eux au nombre de matchs gagnés », justifiait Didier Faugeron après la rencontre. « Mais je ne vais certainement pas sauter de joie par rapport à cette nouvelle. Je viens de là-bas. Je préfère la retenue« . Compréhensible. Mais dieu que ce « Hegoak » était beau ! Grâce à une volonté de fer de survivre, grâce aussi à une grosse mêlée qui concassa son homologue agenaise, une fois de plus insuffisante cette saison, l’Aviron restera donc en Top 14. Aupa Baiona.

Castres 30-19 Clermont

Il s’est passé beaucoup de choses, ce samedi, à Pierre-Antoine. D’abord la barre des 3000 points franchie par Romain Teulet et fêtée une pénalité trop tôt, en raison d’une erreur de décompte des points lors du déplacement à Toulon (une pénalité de Bernard avait été attribuée à tort par la LNR à « Robocop »). Le premier essai de l’international écossais Max Evans après treize mois et demi de disette. Le dixième essai de romain Martial en treize titularisations. Le superbe mouvement de 100 mètres des Fidjiens clermontois, impulsé par Nakaitaci, bonifié par Sivivatu et conclu par Murimurivalu. Tout cela a eu lieu, bien sûr. Mais à nos yeux, comme souvent, un autre homme s’est détaché: le troisième ligne aile du CO Yannick Caballero. Omniprésent au près comme au large, déterminant en touche, le flanker formé à Castres avant d’être révélé à Montauban sous la houlette de Laurent Travers fut, une fois de plus, l’un des grands bonhommes de la rencontre. Ce que tous les épiphénomènes venus mettre de la couleur à la partie ont eu un peu tendance à faire oublier…

Racing Metro 19-13 Stade Français

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Alors, c’est ça un derby fraticide ? Un derby à la vie, à la mort ? C’est donc ce que nous avons vu samedi au Stade de France ? Un match qui n’a suscité ni passion, ni engouement dans des tribunes à moitié vides. Un match qui n’a engendré aucun frisson, aucune électricité sur la pelouse. Un match somme toute banal où l’enjeu tenait pourtant, ni plus ni moins, qu’en une qualification pour les phases finales. Quelle déception ! Pourtant, on nous avait fait comprendre que cette fois-ci, en raison de l’enjeu sportif, le derby était vraiment lancé, qu’il n’y aurait plus besoin d’artifice pour faire monter la mayonnaise. On nous avait annoncé de la sueur, du sang et des larmes. Certes, il y a eu quelques larmes. Celles de joie sur les joues de certains racingmen. Celles de tristesse et de frustration deDimitri Szarzewski dans l’intimité du vestiaire d’après-match à l’instant de prendre la parole devant ses futurs anciens partenaires. Pour le reste, on ne saurait trop conseiller de miser sur une rencontre de Fédérale 1 entre Massy et Bobigny pour vivre un vrai derby en capitale…

Classement

 

Pts J G N P p c +/-
1 Stade Toulousain 83 25 18 1 6 609 435 174
2 ASM Clermont 82 25 18 2 5 587 350 237
3 Rugby Club Toulonnais 69 25 13 5 7 552 388 164
4 Montpellier Hérault Rugby 66 25 14 1 10 588 485 103
5 Castres Olympique 65 25 13 4 8 554 493 61
6 Racing Métro 92 63 25 13 1 11 547 513 34
7 Stade Français 58 25 11 2 12 563 572 -9
8 USAP 49 25 9 2 14 486 541 -55
9 Union Bordeaux-Bègles 49 25 11 0 14 456 590 -134
10 Biarritz Olympique 48 25 9 2 14 408 513 -105
11 SU Agen 48 25 11 1 13 454 551 -97
12 Aviron Bayonnais 47 25 9 3 13 450 588 -138
13 CA Brive-Corrèze 42 25 7 1 17 394 431 -37
14 Lyon LOU 31 25 5 3 17 364 562 -198

 

 

 

 

Source: www.rugbyrama.fr

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Heineken Cup 2012 – Demi Finales

Ulster 19-14 Edimbourg


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S’il n’en reste qu’un… L’Ulster et Edimbourg jouent les invités surprise de ce dernier carré de H Cup. Dans l’ambiance surchauffée de l’Aviva Stadium de Dublin, les premiers nommés s’attirent pourtant les faveurs des pronostics. Vainqueurs de l’épreuve en 1999, face à Colomiers, les Irlandais, qui ont battu deux fois leurs vis-à-vis en Ligue celte cette saison (42-20 et 38-16), jouent quasiment à domicile.

Ruan Pienaar donne le « la » dès la sixième minute avec une première pénalité (3-0). Si Craig Laidlasw remet les deux formations à égalité (3-3, 9e) et permet même aux siens de prendre les devants (6-3, 11e) malgré un vent défavorable, les hommes de Brian McLaughlin poussent et prennent la main sur un essai de Pedrie Wannenburg, qui s’échappe d’une mêlée fermée avant d’aplatir (10-6 après la transformation de Pienaar, 17e).

Pourtant, Edimbourg ne baisse pas les bras. La possibilité de devenir la première équipe écossaise à remporter la Coupe d’Europe pèse dans la balance, bien sûr. Le carton jaune de Stefan Terblanche, à la 28e, illustre ce changement de physionomie. Contre le cours du jeu, pourtant, Piennar – encore lui – enfonce le clou (13-6, 38e, 13-9 à la pause). Et confirme au retour des vestiaires (5 pénalités au total). L’essai (transformé) de James Thompson dans les dernières secondes ne changera rien (22-19). L’Ulster est en finale de la H Cup. Et peut attendre tranquillement son futur adversaire.

Clermont 15-19 Leinster


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Les cris d’hystérie des 20 000 supporters badigeonnés de jaune et bleu portent les derniers pick and go de leur équipe. Au chaud sous les poteaux du Leinster, les avants auvergnats grappillent de précieux centimètres. Un essai suffit à envoyer l’ASM en finale de la H Cup, le 19 mai à Twickenham face à l’Ulster. Avec une froideur terrible, sans la moindre hésitation, Wayne Barnes brandit sa main dans le ciel bordelais, du mauvais côté : pénalité en faveur du Leinster. Clermont souhaitait encore grandir, confirmer la dimension d’un club décidé à marquer l’histoire, démontrer à l’Europe entière son statut de club aux ambitions insatiables. La désillusion est énorme. Intronisée pour la première fois en demi-finale de la H Cup, l’ASM a encore subi le verdict méthodique du Leinster (19-15).

Comme en 2010 face à ces mêmes irlandais, les Auvergnats ont entretenu l’espoir d’un succès jusque dans les dernières secondes. Wesley Fofana lui-même pensait sans doute avoir mis fin à la poisse européenne du XV des Volcans avant de constater sur les écrans géants de Chaban-Delmas que son essai était bien entaché d’un en-avant malvenu (78e). Un destin cruel face aux champions d’Europe en titre chahutés pendant les quarante premières minutes et au terme d’une fin de match épique. Après avoir impressionné en quart de finale face aux Saracens (3-22), les Jaunards ont répété leur état d’esprit exemplaire. Mais ils ne s’attendaient certainement pas à subir ainsi le jugement de Wayne Barnes. Benjamin Kayser aurait pu passer l’après-midi à essayer de comprendre les interprétations de l’arbitre anglais. Obsédé par les attitudes des Clermontois dans le jeu au sol et sur leur axe de poussée en mêlée fermée, l’officier de cette demi-finale n’a cessé de condamner les Jaunards (14 pénalités concédées).

«Ici, ici, c’est Montferrand !» Les cantiques auvergnats qui mériteraient d’être classés parmi les espèces protégés n’auront pas suffi à dilapider l’organisation collective du Leinster toujours aussi opportuniste à l’image de cet essai du pilier gauche Cian Healy sur une percée de l’arrière Rob Kearney (12-13, 43e). Avec davantage d’assurance en conquête, notamment en touche, et une stratégie mieux appropriée en seconde période avec une meilleure occupation du terrain – contre le vent – avec le jeu au pieds de Brock James, les Clermontois auraient certainement évité ce tour d’honneur tête basse. L’ASM est un grand club. Pas encore un grand d’Europe…

Source: www.lequipe.fr

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Super 15 2012 – 10 journée

Auckland Blues 11-23 Queensland Reds

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Golden Lions 20-34 ACT Brumbies

Waikato Chiefs 33-14 Wellington Hurricanes

Western Force 3-17 Western Stormers

Central Cheetahs 33-36 Otago Highlander

NSW Waratahs 33-37 Canterbury Crusaders

Classement

 

Pts J G N P p c +/-
1 Chiefs 39 9 8 0 1 241 162 79
2 Stormers 37 9 8 0 1 210 144 66
3 Brumbies 31 9 5 0 4 242 206 36
4 Bulls 37 8 6 0 2 270 171 99
5 Highlanders 34 9 7 0 2 228 203 25
6 Crusaders 33 8 5 0 3 216 173 43
7 Sharks 27 9 4 0 5 202 218 -16
8 Waratahs 26 8 4 0 4 193 182 11
9 Reds 25 9 5 0 4 176 227 -51
10 Hurricanes 25 9 4 0 5 253 270 -17
11 Cheetahs 22 9 3 0 6 260 274 -14
12 Melbourne Rebels 18 8 2 0 6 154 241 -87
13 Western Force 17 9 2 0 7 184 229 -45
14 Lions 14 8 1 0 7 150 226 -76
15 Blues 12 9 1 0 8 187 240 -53

 

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Super 15 2012 – 9 journée

Otago Highlanders 30-27 Auckland Blues

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Queensland Reds 13-23 Western Stormers

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Wellington Hurricanes 14-42 Canterbury Crusaders

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NSW Waratahs 30-21 Melbourne Rebels

Coastal Sharks 12-18 Waikato Chiefs

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Northern Bulls 36-34 ACT Brumbies

Classement

 

Pts J G N P p c +/-
1 Chiefs 35 8 7 0 1 208 148 60
2 Stormers 33 8 7 0 1 193 141 52
3 Brumbies 26 8 4 0 4 208 186 22
4 Bulls 33 8 6 0 2 270 171 99
5 Highlanders 30 8 6 0 2 192 170 22
6 Crusaders 28 8 5 0 3 216 173 43
7 Waratahs 25 8 4 0 4 193 182 11
8 Hurricanes 25 8 4 0 4 239 237 2
9 Sharks 23 9 4 0 5 202 218 -16
10 Reds 21 8 4 0 4 153 216 -63
11 Cheetahs 21 8 3 0 5 227 238 -11
12 Western Force 17 8 2 0 6 181 212 -31
13 Melbourne Rebels 14 8 2 0 6 154 241 -87
14 Lions 14 7 1 0 6 130 192 -62
15 Blues 12 8 1 0 7 176 217 -41

 

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TOP 14 2011/2012 – 24 journée

Jour de Rugby

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Clermont 25-10 Montpellier

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Certaines choses changent et d’autres non…« , lâche Thibault Privat sous le coup de l’émotion. Vendredi soir, le deuxième ligne montpelliérain revenait pour la première au stade Marcel-Michelin, sous les couleurs d’un club adverse. L’ancien capitaine clermontois qui a passé huit saisons avec les Jaunards, a été accueilli comme un prince de retour dans son château. Ovationné à son entrée sur la pelouse par le public auvergnat, son nom a été scandé à sa sortie peu avant l’heure de jeu (55e) et il fut accaparé par une foule de fans en délire avant sa montée dans le bus. Une ferveur rafraichissante et un hommage vibrant, qui ont touché le géant au plus profond de son être, comme il le confirme: « Je ne pouvais pas m’imaginer un accueil aussi exceptionnel. Ces moments étaient fabuleux à vivre. J’ai été touché par ces nombreuses marques d’affection tout au long de la soirée, ça fait vraiment chaud au cœur. Les supporters clermontois ne m’ont pas oublié et j’en suis très heureux ».

Toulouse 30-21 Brive

Le coeur du Stade toulousain ? Ernest-Wallon, là où se joue l’essentiel de la saison. Là où il faut ferrailler au coeur de l’hiver, sans les internationaux. Là où se disputent les matchs les moins glorieux mais où la saison se construit. Ernest-Wallon: le stade du quotidien. Une enceinte à part pour les joueurs du quadruple champion d’Europe. Quand on porte le maillot de Toulouse, on ne peut pas quitter ce stade sans émotion. En 2011, pourtant certains héros en sont sorti par la petite porte:Virgile Lacombe, Cédric Heymans… L’hommage avait été prévu au Stadium pour le dernier match de la saison. Et la dernière sortie à Ernest-Wallon avait seulement servi de pretexte à la présentation de la nouvelle mascotte qui s’était vu dérouler le tapis rouge. Un peu triste. En 2012, le Stade toulousain a corrigé le tir. Contre Brive; c’était le dernier match à Ernes-Wallon de Daan Human, pilier gauche qui a tout donné pour la cause stadiste depuis son arrivée en 2004. Le Sud-Africain a eu la sortie qu’il méritait: une entrée seul sur la pelouse et un tour d’honneur sur les épaules de Gilian Galan. Certes, il reste un match contre Montpellier au Stadium et au moins une demi-finale à domicile mais au moins Ernest-Wallon a pu saluer un de ses héros une dernière fois dans son temple. Si Toulouse est en demi-finale du Top 14 pour la dix-neuvième fois de rang, Human et les autres non-internationaux n’y sont pas pour rien. Il faut le souligner.

Stade Français 35-31 Perpignan

Après avoir un moment caressé l’espoir d’un bonus offensif, le Stade français a frôlé l’accident. Car l’Usap a réalisé un impressionnant sursaut d’orgueil lors des vingt dernières minutes. A l’origine de cette révolte, le banc, d’une moyenne d’âge de 23 ans, a apporté toute sa fougue et son punch. Le percutant deuxième ligne Sébastien Vahaamahina (20 ans) a permis à l’équipe d’avancer, le talonneur Maxime Delonca (23 ans) a assuré au lancer et le pilier gauche Sébastien Taofifenua (20) a contribué à rendre la mêlée conquérante. L’avenir commence dès aujourd’hui… « J’espère que l’on aura du temps de jeu la saison prochaine, déclare le prometteur international moins de 20 ans. Nous sommes prêts à prendre la relève. » Samedi, les jeunes de l’Usap ont joint les actes à la parole…

Lyon OU 19-20 Bayonne

Un vent à décorner les bœufs. Des conditions de jeu à la limite du praticable. Et une fois n’est pas coutume, des Bayonnais hyperréalistes ! Chaque équipe a eu sa mi-temps. La première pour le LOU. La seconde pour l’Aviron. Mais pour avoir su mieux dompter les caprices d’Éole en portant notamment mieux le ballon que leurs hôtes lyonnais, les Basques se sont totalement relancés dans la course au maintien. A eux désormais de ne pas gâcher leurs deux balles de match lors de la réception d’Agen et le déplacement à Castres.

Bordeaux 29-15 Agen

A Bègles se jouait samedi un match décisif pour l’avenir de la jeune Union Bordeaux Bègles en Top 14. Il est sidérant de constater qu’avec leurs 45 points et leur dix victoires, à deux rencontres de la fin les Girondins ne sont sûrs de rien. Songez que la saison dernière, Brive le premier sauvé affichait un total de 46 points et 8 victoires, et que Le Stade rochelais avait été rétrogradé à 33 points et 6 victoires. Faut-il y voir un resserrement de la compétition d’élite ou simplement un fait conjoncturel ? Un peu des deux sans doute. L’UBB disputait donc un match pour son maintien, mais la tension ambiante a été en partie désamorcée par deux évènements extérieurs qui ne sont pas passés inaperçus. D’abord le retour au stade André Moga de l’entraîneur Laurent Armand pour la première fois depuis son AVC du 2 janvier dernier. Avec l’émotion et le plaisir qu’on peut imaginer autour de cette visite. Ensuite, par la belle initiative du club et de son président Laurent Marti d’inviter à ce match UBB-Agen les anciens des générations 93 à 2002. Période durant laquelle Christian Lanta entraîna durant quatre ans (de 93 à 97) le CABBG au sein duquel évoluait Vincent Etcheto. Samedi, les deux entraîneurs ont été des adversaires le temps d’un match. Conviés d’abord à un repas en commun, les ex ont fait feu de tout bois jusque tard dans la soirée. Quel plaisir de revoir les Mougeot, Berthozat, Eyhartz, Geneste, Conchy, Dongieu, Ossard, Soubervie, Morizot, Barragué, Accoceberry, Dourthe, Francis N’Tamack et quelques dizaines d’autres. Ils étaient venus d’un peu partout, mais pour un jour ils ont représenté joyeusement et fièrement leur ancien maillot. Il est vrai qu’ils sont les derniers témoins d’une autre époque.

Biarritz 22-13 Racing Metro

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C’était il y a dix ans, ou presque. Le 8 juin 2002, le Biarritz olympique de Jean-Michel Gonzalez accédait au titre national, soixante-trois ans après le deuxième sacre du club biarrot, acquis en 1939. Au terme d’une finale au suspense incroyable, les Basques s’imposaient d’un souffle (et d’un drop de Laurent Mazas !) passé à la… cent-dixième minute. Samedi dernier, le club a voulu saluer ses champions 2002 en les invitant a rejoindre la pelouse d’Aguilera pour une photo souvenir avec le majestueux bouclier. Ce moment de liesse a débouché sur la création d’une association, appelée « Txapeldun 2002″, qui permet aux acteurs de ce titre de se retrouver chaque année autour d’un repas ou d’un voyage pour refaire, encore et encore, cette finale folle. Ce jour-là, Julien Peyrelongueétait titulaire à l’ouverture. Un brin chambreur, Nicolas Brusque, lui aussi membre de l’association car titulaire à l’arrière ce jour-là disait de Peyrelongue qu’il a « la tronche d’un type de cinquante ans et les jambes d’un gosse de vingt ans« . L’histoire ne dit pas si l’intéressé aurait préfér l’inverse. Ce 8 juin 2002 Jack Isaac était le second centre biarrot et… Guillaume Boussès, aujourd’hui au Racing, avait remplacé l’Australien à la douzième minute de la prolongation. Ce samedi, Boussès s’est échauffé mais n’a pas eu la chance de disputer ce match qui coïncidait avec une belle date de sa carrière. On espère toutefois que cela ne l’a pas empêché d’honorer son rendez-vous annuel avec son association. Comme quoi, les grandes victoires et les belles histoires créent bien des liens indéfectibles entre les hommes.

Toulon 25-25 Castres

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Samedi dernier, Chris Masoe a légitimé le pont d’or que lui ont dressé Mourad Boudjellal et les Toulonnais. A Mayol, le numéro 8 du Castres Olympique a avancé sur tous les impacts, chatiéBakkies Botha sur deux plaquages démentiels et donné aux Tarnais, menés 25 à 6 à la demi heure de jeu, l’envie d’y croire. Dans le sillon de l’ancien All Black, les hommes de Laurent Travers etLaurent Labit ont prouvé, face à un concurrent direct au titre de champion de France, qu’ils méritaient largement leur statut d’outsider du championnat. « Nous avons notre destin entre nos mains, expliquait Laurent Labit après la rencontre. Nous recevrons Clermont et Bayonne lors des deux dernières journées. Nous pouvons relever ce challenge. » Et recevoir à Pierre Antoine lors du match de barrages ? C’est le but…

Classement

 

Pts J G N P p c +/-
1 Stade Toulousain 82 24 18 1 5 587 410 177
2 ASM Clermont 82 24 18 2 4 568 320 248
3 Rugby Club Toulonnais 65 24 12 5 7 527 366 161
4 Montpellier Hérault Rugby 62 24 13 1 10 567 469 98
5 Castres Olympique 61 24 12 4 8 524 474 50
6 Racing Métro 92 59 24 12 1 11 528 500 28
7 Stade Français 57 24 11 2 11 550 553 -3
8 SU Agen 48 24 11 1 12 444 520 -76
9 Biarritz Olympique 47 24 9 2 13 392 492 -100
10 USAP 45 24 8 2 14 452 519 -67
11 Union Bordeaux-Bègles 45 24 10 0 14 433 581 -148
12 CA Brive-Corrèze 42 24 7 1 16 385 408 -23
13 Aviron Bayonnais 42 24 8 3 13 419 578 -159
14 Lyon LOU 31 24 5 3 16 342 528 -186

 

 

Source: www.rugbyrama.fr

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Super 15 2012 – 8 journée

Auckland Blues 23-29 Coastal Sharks

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Western Force 18-23 NSW Waratahs

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Canterbury Crusaders 31-24 Western Stormers

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ACT Brumbies 37-6 Melbourne Rebels

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Central Cheetahs 33-39 Waikato Chiefs

Golden Lions 18-32 Northern Bulls

Classement

Pts J G N P p c +/-
1 Chiefs 31 7 6 0 1 190 136 54
2 Stormers 29 7 6 0 1 170 128 42
3 Brumbies 24 7 4 0 3 174 150 24
4 Bulls 29 7 5 0 2 234 137 97
5 Highlanders 26 7 5 0 2 162 143 19
6 Hurricanes 25 7 4 0 3 225 195 30
7 Crusaders 23 7 4 0 3 174 159 15
8 Sharks 22 8 4 0 4 190 200 -10
9 Reds 21 7 4 0 3 140 193 -53
10 Waratahs 21 7 3 0 4 163 161 2
11 Cheetahs 17 8 3 0 5 227 238 -11
12 Melbourne Rebels 14 7 2 0 5 133 211 -78
13 Western Force 13 8 2 0 6 181 212 -31
14 Blues 11 7 1 0 6 149 187 -38
15 Lions 10 7 1 0 6 130 192 -62
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TOP 14 2011/2012 – 23 journée

Jour de Rugby

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Perpignan 25-10 Toulouse

Télécharger HQ – [Perpignan - Toulouse](Français) (1.4Go)

Edimbourg ou USAP, même combat. Une semaine après son élimination en quart de finale de la Coupe d’Europe par les Ecossais (19-14), les Toulousains avaient l’occasion de se refaire le moral en se concentrant sur le Top 14, désormais leur seul et unique objectif. Las, le déplacement à Aimé-Giral a apporté plus de questions que de réponses. Même si le dernier essai de Michel (80e) est anecdotique, la victoire de l’USAP ne souffre d’aucune contestation. Elle doit énormément au courage des Catalans mais aussi à la pauvreté du jeu toulousain, qui n’a existé qu’en première période.

Pendant quarante minutes, les Rouge et Noir ont au moins fait circuler le ballon et ont percé régulièrement la défense adverse. Le jeu n’était pas encore celui d’un champion de France mais bien celui d’un prétendant au titre. «Je suis quand même satisfait de la première période, même si je vois deux coups que nous aurions pu mieux jouer», a reconnu Jean-Baptiste Elissalde au micro de Canal + Sport. L’entraîneur des arrières a bien eu raison de profiter de ces minutes où Toulouse affichait un visage gaillard, car la suite n’a rien eu de réjouissant.

Comme face à Edimbourg, Toulouse s’est éteint à petit feu durant le second acte. Archi dominé en touche avec une dizaine de ballons perdus et donc incapable de lancer son jeu, le Stade Toulousain n’a rien pu faire face des Catalans qui avaient enfin compris comment jouer leurs adversaires. Au lieu de chercher vainement à contourner une défense bien en place, les Sang et Or ont fini par jouer en percussion dans l’axe. En jetant toutes leurs forces dans les rucks, ils ont fini par gagner tous les ballons importants et le match avec. Mais les crampes, les arcades explosées et les genoux tordus témoignaient de l’intensité qu’il avait fallu mettre dans la rencontre. Côté toulousain, la malédiction du vendredi 13 a frappé chez les talonneurs. Entré à la pause, William Servat n’a joué que trois minutes avant de quitter le terrain avec une grosse inquiétude sur les croisés de son genou droit. Tolofua expulsé, Yoann Montès est devenu le huitième talonneur utilisé depuis le début de la saison. Côté catalan, Cazenave et Sid n’ont pu terminer la rencontre.

En s’offrant le champion en titre, l’USAP s’est également offert une fin de week-end sans pression. Mais aucun triomphalisme n’était de mise après le match. «Le maintien n’est pas encore assuré,estime Nicolas Mas. Mais si on continue à se vider les tripes à chaque match, ça ira. On revient de loin et il ne faut pas lâcher la pression.» Un état d’esprit également partagé par Christophe Manas : «Ce n’est pas le moment de se relâcher car au niveau comptable, ce n’est pas fait. Mais tout le monde va continuer à travailler. Quoi qu’il arrive dans les autres matches du week-end, on aura la satisfaction de se dire qu’on a fait ce qu’il fallait. On est soulagés». Un terme que les Toulousains n’ont pas dû utiliser dans leur vestiaire. Mais Jean-Baptiste Elissalde voulait rester positif :«Le carton jaune nous fait mal, vu notre tenue en mêlée. Les joueurs sont fatigués, c’est indéniable, notamment derrière où nous sommes à court de solutions. On ne réduit pas nos ambitions pour autant, on va s’accrocher. C’est dans ces moments que le tempérament des joueurs se verra ». Oui, on verra.

Clermont 25-9 Stade Français

L’ASM est bien l’équipe du moment. Une semaine après avoir impressionné face aux Saracens (3-22) en quart de finale de la H Cup, les Auvergnats ont disposé du Stade Français (25-3) avec une équipe largement remaniée (Rougerie, Bonnaire, Byrne sur le banc. Parra laissé au repos). Mais les appuis de feu de Nakaitaci, auteur d’une percée de 30 mètres sur l’essai de Cabello (23e) et le volume de jeu des Jaunards auront fait la différence.

Clermont n’a jamais été mis en danger par les Parisiens. Mais Clermont a mis du temps pour se mettre à l’abri. Les Auvergnats auront dû attendre la 50e minute de jeu pour prendre dix points d’avance suite au drop de Brock James (16-6) et imposer leur rythme à leurs adversaires.Sur la lancée de son match plein face aux Saracens (23-22), Brock James a confirmé sa grande forme face aux Parisiens en étant irréprochable aux pieds (20 points dont un drop). L’ouvreur australien a également bien alterné le jeu quand son équipe était sous pression.

Agen 22-13 Toulon

Sur ses 11 premiers matches, le SUA n’a essuyé que trois défaites (Castres, Toulouse et Clermont) et passé six journées dans le groupe des barragistes. Un début prometteur. Trop peut-être? Le demi-de-mêlée agenais, Maxime Machenaud, est lucide : «on ne va pas se mentir, on a exploité les vides créés par les mondialistes». Perpignan (19-12), le Stade Français (37-13), Montpellier (18-12) ou encore Bayonne (37-18), entre autres, subissent la dynamique agenaise. Mais même dans la réussite, le doute n’est pas loin pour le club du Lot-et-Garonne : «A ce moment-là, on pense aux phases finales, oui, admet Machenaud, mais on se dit qu’il va falloir s’accrocher et assumer le statut d’outsider.»  Oui mais voilà, sur la route de son succès, Agen croise une équipe à la carrosserie bien rodée : Toulon.

13 décembre, les Agenais partent dans le Var entendre le Pilou Pilou. Ils en reviendront abasourdis par la désillusion (34-12): «On pensait pouvoir rivaliser… et en fait non ! déplore Machenaud. Après le retour des internationaux, on s’est rendu compte qu’on ne jouait pas au même niveau que les équipes du haut de tableau et on s’est mis à douter.» Une prise de conscience qui installe alors l’équipe dans un état d’esprit un peu compliqué car l’euphorie des débuts est rapidement remplacée par le doute et parfois la panique. C’est le début de la série noire : Agen perd face au Racing (26-8), à Biarritz (15-6), à Lyon (19-11), Toulouse (21-10), Clermont (29-20). Et puis, viennent les «deux claques» : les déplacements au Stade Français (53-27) et à Montpellier (44-18) : «Il n’y avait rien. Rien. Physiquement, mentalement… Je ne nous reconnaissais pas, il n’y avait pas d’envie» assume Maxime Machenaud. En 11 matches, Agen n’enregistre que trois victoires (Brive, Castres et Perpignan) et s’impose une fin de saison difficile: «Nous avons pris nos responsabilités, déclare Jean Monribot. Nous avons beaucoup travaillé cette semaine pour préparer ce match (face à Toulon, samedi, ndlr) et nous ferons tout pour remporter la victoire.»

Samedi (14h15), Agen reçoit Toulon, ce même club qui l’a plongé, il y a quatre mois, dans la difficulté : «C’est le match de la saison» prévient Maxime Machenaud. A l’occasion de la conférence de presse de ce mercredi, Adri Badenhorst, Jean Monribot, Jamie Robinson mais aussi le président Alain Tingaud ont d’ailleurs appelé leurs supporters à la mobilisation:  «Nous avons plus que jamais besoin de nous sentir soutenus par notre public.» Actuellement 8e au classement général (avec 44 points), Agen n’a qu’un seul objectif : les 46 points libérateurs assurant le maintien. «On n’a pas les phases finales en tête, assure Machenaud, ce qu’on veut, c’est être certains du maintien pour pouvoir s’amuser sur la fin de saison.» Après Toulon, les Agenais se déplacent à Bordeaux puis Bayonne avant d’accueillir le Racing. Pour le dernier match de sa saison ou celui qui précédera son quart de finale (mathématiquement, c’est encore possible)? La suite, samedi, au prochain épisode.

Racing Metro 40-19 Brive

«Déconcerté». C’est l’adjectif employé par Ugo Mola, à peine dix minutes après le début de la rencontre. Car le Racing est parti fort, très fort. Le chronomètre à peine enclenché, les Ciel et Blanc entament un match de morts de faim, entre réussite (une pénalité et un essai transformé en dix minutes) et désordre (les franciliens se font souvent prendre en mêlée), l’équipe de Fabrice Estebanez, ancien Briviste, se déchaîne. Mais, heureusement pour Brive, et, selon les mots d’Henry Chavancy, l’indiscipline est «le plus grand défaut cette saison» du Racing ; il n’en n’a pas pour autant le monopole. Le pilier Kakovin (Toulousain la saison prochaine) sort sur carton à la 30e minute, laissant Jefferson Poirot, le jeune mais néanmoins impressionnant espoir le soin de le remplacer à la mêlée. A la mi-temps : 16-9 pour le Racing.

Malgré un sursaut de vingt minutes au retour des vestiaires, Brive accuse un passage à vide de dix minutes, qui lui coûte… trois essais : «On a respecté le jeu pendant 20 minutes, déplore Ugo Mola. Mais il n’y a pas photo, le Racing est redoutable. On n’avait jamais trop craqué depuis le début de la saison, c’est aujourd’hui que ça arrive.» Qovu puis Imhoff puis encore Qovu, les Corréziens encaissent la puissance de jeu des Ciel et Blanc, organisés, pugnaces et libérés. Au coup de sifflet final, 40-19 : «C’est dur, déclare Alexandre Bias, surtout dans notre position. On a encore des points à assurer. On voulait au moins en prendre un. On a fait la plus mauvaise entame de match de notre saison.» Mais côté Franciliens, ce point de bonus offensif est mérité: «On conclut notre saison à Colombes de la meilleure des manières» jubile Chavancy, à côté d’un Fabrice Estebanez plus «mitigé», dont la situation de son ancien club ne lui fait guère plaisir: «Je sais que Brive avait besoin de points». Car, si le Racing fait une belle opération en s’installant dans le groupe des barragistes, Brive n’est pas encore assuré du maintien.

Montpellier 43-12 Lyon OU

Montpellier ne plus fait plus de cadeaux. Lyon en a fait les frais au Stade Yves-du-Manoir en subissant un lourd revers (43-12), le quinzième de la saison qui condamne pratiquement le LOU à rejoindre la Pro D2. En présence d’Eric Béchu de retour au bord du terrain, les Héraultais ont proposé une démonstration de jeu en mouvement avec l’inévitable trois-quarts centre Geoffrey Doumayrou dans l’axe du terrain et la puissance de Mamula Gorgodze (voir par ailleurs). Toujours installé à la quatrième place du classement, le MHR a fait un grand pas vers une qualification en phase finale.

Le carton jaune du trois-quarts centre Waisale Sukanaveita (28e) aura condamné les minces espoirs lyonnais après un début de match pourtant convaincant avec une bonne organisation défensive (8-0 après 22 minutes). En infériorité numérique, les Rhodaniens ont concédé deux essais décisifs (29e, 33e) qui ont permis à Montpellier de faire le break (22-0).

Trois essais (29e, 33e, 47e) : Mamuka Gordoze a corrigé les Lyonnais avec sa puissance. Toujours bien placé au ras des regroupements, le troisième-ligne montpelliérain a impressionné par son aisance dans les duels.

Bayonne 24-19 Biarritz

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Rarement 4,9 km auront véhiculé une telle tension. De Jean-Dauger à Aguiléra, le chemin du 101e derby basque entre Bayonne (13e) et Biarritz (10e) légende cette saison le parcours tortueux de deux clubs à la dérive. Samedi, (16h15), le temps des sarcasmes sera balayé par l’instinct de survie en Top 14. «C’est sûr, c’est le derby le plus important que j’ai jamais disputé, avoue le talonneur du BO Arnaud Héguy qui a porté les couleurs des deux formations. L’enjeu est dramatique.» Si une victoire officialiserait le maintien du Biarritz Olympique dans l’élite, elle précipiterait quasiment l’Aviron en Pro D2. «Je pense que tout le côté populaire et un peu folklorique va s’effacer, estime Imanol Harinordoquy. Les supporters pensent d’abord à leur club plus qu’à la confrontation même, à l’équipe adverse et à tout l’environnement. Ça fait quelques semaines que l’on vit dans cette optique du maintien, on parle plus de nous, on analyse avant tout nos matches plus que ceux de l’adversaire. On est dans une bulle.»

Si l’intrusion de Lucien Harinordoquy avait animé le match aller (21-19), les à-côtés rocambolesques, belliqueux, passionnels de ce derby ne pourront se substituer à la quête de points de deux équipes. «Le charme de ce match existe un peu moins cette saison, reconnaît Harinordoquy. C’est moins passionnant, tu prends moins de plaisir. Tu savoures moins. On en profite plus quand il n’y a pas d’enjeux.» Avec quatre victoires consécutives, les Biarrots ont (un peu) oublié l’angoisse de la relégation. «Depuis notre victoire contre Clermont (15-14), on respire un peu plus, souligne Héguy. Ça chambre un peu plus aux entraînements, ça rigole. On sent davantage de décontraction. Les surnoms fusent à mon sujet : « le Bayonnais » (sourire). Mais on ne peut pas se permettre de trop faire les fanfarons.»

Une fois encore, les Bayonnais endosseront le rôle de victimes. «Bayonne a souvent connu des derby dans la difficulté avec la pression, rappelle Héguy.Quand j’y étais, c’était un match toujours difficile à appréhender.» Ce match de quartiers, ce face à face d’orgueilleux a-t-il au moins un avenir ? «On nous pose beaucoup la question : « alors, comment ça va se passer si Bayonne descend ou s’il y a une fusion dans le futur ? », raconte le talonneur biarrot. Ce serait triste que l’un des clubs descende. Après, si un jour on nous propose la fusion, on le fera. Mais ce n’est pas aux joueurs d’y penser.» L’heure est d’abord à cette âpre tragédie.

Castres 44-20 Bordeaux Bègles

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« Je me suis emmerdé cet après-midi devant ma télé. Ce soir, c’est pareil ». Les mots sont de Vincent Etcheto, entraîneur de l’Union Bordeaux-Bègles au micro deCanal + Sport. Dur, le coach girondin ? Réaliste, sûrement, tant ses joueurs ont bafouillé leur rugby et ont été bien loin de cette équipe surprise de la saison qui aime tant faire vivre le ballon. Et au moment même où Vincent Etcheto lâchait sa sentence, l’UBB, qui venait d’inscrire son premier essai de la soirée, se trouait sur la remise en jeu et voyait Marc Andreu inscrire un doublé (62e, 35-13) avec un essai à zéro passe. Non décidément, l’UBB n’y était pas.

Subissant la foudre castraise dès les premières minutes, les Girondins ont tenu par leur mêlée. Face à Castres, cela mérite d’être souligné. Et alors que le CO confondait rapidement vitesse et précipitation, on pouvait croire que les visiteurs allaient être en mesure de faire un coup à Pierre-Antoine. Sauf que l’UBB s’est trop vite mis à faire des fautes. Lorsque Romain Teulet joue dans l’équipe en face, ce n’est pas conseillé. L’arrière a mis presque tout entre les perches (21 points) et a permis à son équipe de se détacher très nettement au score. Handicapé par deux cartons jaunes (sévère pour Forbes, 31e, mais justifié pour Seron, 53e), l’UBB encaissait les coups sans réagir. De l’aveu même de Camille Lopez, les Girondins faisaient « des fautes d’école de rugby ». Dans ces conditions, le Castres Olympique n’avait pas vraiment besoin de se forcer pour évoluer un cran au-dessus de son adversaire du jour.

Une vraie déception pour cette équipe bordelaise qui avait habitué à mieux et qui n’a retrouvé son jeu que dans les dix dernières minutes. Suffisant pour priver les Castrais d’un bonus offensif qui leur aurait fait le plus grand bien. « On aurait pu mieux faire, oui. L’UBB a joué parfaitement les coups. On laisse échapper un point mais l’important était de renouer avec la victoire », se consolait Romain Teulet.

Classement

Pts J G N P p c +/-
1 Stade Toulousain 78 23 17 1 5 557 389 168
2 ASM Clermont 78 23 17 2 4 546 311 235
3 Rugby Club Toulonnais 63 23 12 4 7 502 341 161
4 Montpellier Hérault Rugby 62 23 13 1 9 558 447 111
5 Racing Métro 92 59 23 12 1 10 515 478 37
6 Castres Olympique 59 23 12 3 8 499 449 50
7 Stade Français 53 23 10 2 11 515 522 -7
8 SU Agen 48 23 11 1 11 429 491 -62
9 USAP 44 23 8 2 13 421 484 -63
10 Biarritz Olympique 43 23 8 2 13 370 479 -109
11 CA Brive-Corrèze 42 23 7 1 15 364 378 -14
12 Union Bordeaux-Bègles 41 23 9 0 14 404 566 -162
13 Aviron Bayonnais 38 23 7 3 13 399 559 -160
14 Lyon LOU 30 23 5 3 15 323 508 -185

 

Source: www.lequipe.fr

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Challenge Européen 2012 – Quarts de Finale

Stade Français 22-17 Exeter

Le Stade Français n’a sûrement pas livré sa meilleure prestation de la saison face à Exeter en quart de finale du Challenge européen (22-17). Mais la victoire est au bout de la nuit, avec une qualification pour les demi-finales. Et c’est bien l’essentiel. Brouillons, indisciplinés, les Parisiens avaient pris de plein fouet la pression d’un match à élimination directe. Mais même s’il a du mal a exister dans l’ombre de la Coupe d’Europe (2500 personnes à Charléty), le Challenge européen revêt toute son importance dés lors qu’arrivent les phases finales. Surtout quand on n’est pas assuré de disputer la grande coupe la saison prochaine au seul bénéfice de son classement en Top 14.

Faute de génie, les Parisiens ont été solides. Il le fallait car l’expulsion de Contepomi (28e) les a obligé à puiser dans leurs ressources. Surtout, ils ont pu compter sur les mauvais choix d’un de leur ancien membre, l’argentin Ignacio Mieres. En oubliant de servir un partenaire isolé (36e), il a probablement mangé la feuille de match. D’autant que durant le second acte, les Parisiens allaient prendre un net avantage grâce à un essai agile de Camara (42e). Le puissant centre Naqelevuqi allait ramener les deux équipes à égalité (17-17, 67e) et offrir au maigre public un final à suspense.

Echaudés par une tentative de drop de Mieres qui passait à droite, les Parisiens s’offraient un éclair de génie avec Dupuy qui prenait un espace et trouvait Williams pour l’essai de la gagne (79e) et de la qualification. Il était temps.

Toulon 37-8 Harlequins

Voir le match sur Pluzz.fr

Les Harlequins, leaders du Championnat anglais et épouvantails de la compétition, n’ont été qu’un feu de paille vendredi soir à Mayol. Pendant que les Anglais ont bredouillé leur rugby, incapables d’enchaîner les temps et de défendre avec discipline, Toulon a déroulé son savoir-faire avec brio pour s’offrir une victoire facile (37-8) et filer en demi-finale du Challenge Européen.  Jamais avec besoin de squatter les 22 m adverses, le RCT s’est appuyé sur le pied de Jonny Wilkinson pour prendre le large en première mi-temps : 5 pénalités passées sur 5 tentatives,  à 48 m en face ou en coin, et déjà 15-3 après une demi-heure. Les Harlequins avaient déjà perdu toute chance de qualification à la mi-temps puisque Sébastien Tillous-Borde avait aplati après un gros travail de Bastareaud (32e, 22-3).

Si Wilkinson a quitté le terrain dès la 49e minute, l’épaule droite en vrac, Toulon a dominé toute la deuxième mi-temps de la tête et des épaules. La réaction d’orgueil des Londoniens a frôlé avec l’essai à la reprise mais ce sont bien les Varois qui ont enfoncé le clou, dans le sillage de Giteau et Armitage. Deux essais de Lapeyre (58e) puis d’une  mêlée spontanée (72e) ont définitivement emporté l’enthousiasme du public, pas entamé par l’essai in extremis des Anglais. Il y aura un club français en finale de la compétition puisque Bernard Laporte retrouvera son ancienne équipe, le Stade Français. Brive et Biarritz pourraient compléter le dernier carré ce week-end.

Wasps 23-26 Biarritz

On ne change pas une formule qui gagne. Surtout quand elle se nomme Dimitri Yachvili. Grâce à l’adresse de son capitaine (6/6), auteur de la pénalité de la victoire (76e), le Biarritz Olympique a disposé des London Wasps en quart de finale du Challenge européen (23-26) et recevra en demie Brive ou Llanelli le 28 avril. Sur la pelouse de l’Adams Park, les Biarrots ont souffert jusqu’au bout face à des Londoniens déchaînés dans la dernière demi-heure de la rencontre. Menés 23-9 à l’heure de jeu, les Anglais ont semé le désordre dans la défense basque avec deux essais en moins de cinq minutes (Christian Wade : 60e ; Ryan Davis : 65e)

Une défaite en Angleterre aurait été une énorme désillusion pour des Biarrots obligés de remporter cette édition de l’Amlin Cup pour disputer la H Cup la saison prochaine (le BO est hors course en Top 14 pour accéder aux six premières places qualificatives à la Coupe d’Europe). Et sans un en-avant grossier de Wenceslas Lauret (4e) avortant un quatre contre un et une maladresse du talonneur Guinazu (80e) à deux mètres de l’en-but, les joueurs d’Aguiléra auraient pu se mettre à l’abri d’une fin de match haletante. Mais cette cinquième victoire consécutive toutes compétitions confondues (essais de Iain Balshaw : 23e ; Eugene Van Staden : 60e) confirme le sérieux retour en forme du BO.

Brive 15-11 Llanelli

Brive a réussi. Sans complexe, les Coujous n’ont pas tremblé face à une équipe de Llanelli qui partait clairement favorite : «ce n’était pas parfait mais cette victoire fait vraiment beaucoup de bien, apprécie Jacques Boussuge. On va jouer une demie, c’est super!» Le CAB a pu s’appuyer sur une meilleure conquête, notamment en mêlée où la première ligne corrézienne gagnait presque chacun de ses face-à-face.

Malgré un réel engagement (le jeune 15, Williams, marque même un essai), les Gallois ont souffert d’une trop grande indiscipline et Ryian Swanepoel, le 12 briviste, a fait preuve de réussite au pied en passant les cinq pénalités de la gagne. A côté des individualités galloises, le collectif cabiste, qui retrouvait Shane Geraghty, n’a jamais baissé sa garde : «on a eu des valeurs, juge Boussuge, le groupe mérite la victoire». A deux minutes de la fin, le CAB ne menait que d’un petit point (12-11) avant d’obtenir une ultime pénalité libératrice qui envoyait Brive compléter la carré d’as français en Amlin Cup. En effet, en battant Llannelli ce soir, le CAB rejoint les trois autres clubs français qualifiés pour les demi-finales du Challenge Européen: le Stade Français, Toulon et son futur concurrent, Biarritz. Un Challenge 100% tricolore.

Source: www.lequipe.fr

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Super 15 2012 – 7 journée

Melbourne Rebels 34-23 Auckland Blues

Télécharger le match – [Melbourne Rebels - Auckland Blues] (Anglais) Partie 1Partie 2

Wellington Hurricanes 42-18 Coastal Sharks

Télécharger HQ – [Wellington Hurricanes - Central Cheetahs] (Français)

Queensland Reds 20-13 ACT Brumbies

Télécharger le match – [Queensland Reds - ACT Brumbies] (Anglais) Partie 1Partie 2

Western Force 12-20 Waikato Chiefs

Otago Higlanders 6-21 Western Stormers

Central Cheetahs 26-5 Golden Lions

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Northern Bulls 32-30 Canterbury Crusaders

Télécharger le match – Northern Bulls – Canterbury Crusaders] (Anglais) Partie 1Partie 2

Télécharger HQ – Northern Bulls – Canterbury Crusaders] (Français)

Classement

 

Pts J G N P p c +/-
1 Stormers 28 6 6 0 0 146 97 49
2 Chiefs 26 6 5 0 1 151 103 48
3 Brumbies 19 6 3 0 3 137 144 -7
4 Bulls 24 6 4 0 2 202 119 83
5 Highlanders 22 7 5 0 2 162 143 19
6 Hurricanes 21 7 4 0 3 225 195 30
7 Crusaders 19 6 3 0 3 143 135 8
8 Reds 17 7 4 0 3 140 193 -53
9 Sharks 17 7 3 0 4 161 177 -16
10 Waratahs 17 6 2 0 4 140 143 -3
11 Cheetahs 16 7 3 0 4 194 199 -5
12 Melbourne Rebels 14 6 2 0 4 127 174 -47
13 Western Force 12 7 2 0 5 163 189 -26
14 Blues 10 6 1 0 5 126 158 -32
15 Lions 10 6 1 0 5 112 160 -48

 

 

 

 

 

 

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Heineken Cup 2012 – Quarts de Finales

Edimbourg 19-14 Toulouse

Télécharger HQ – [Edimbourgh - Toulouse](Français)

La mise en scène exceptionnelle de Murrayfield avec ses 35 000 spectateurs était bien justifiée. Depuis une semaine, le déplacement du Stade Toulousain à Edimbourg en quart de finale de la H Cup était habité de nombreuses interrogations sur le potentiel actuel de l’équipe de Guy Novès et sur la véritable valeur de ces imprévisibles Gunners. Il n’y a désormais plus de doutes. La défaite de Toulouse confirme les récents errements des Rouge et Noir. Désillusion, contreperformance : comme en 2009 (élimination face à Cardiff), le Stade quitte la Coupe d’Europe en quart en ayant complètement déjoué. Une frustration présente dans le regard perdu de Yannick Jauzion à la fin du match. «On a tombé beaucoup trop de ballons (22 turnovers), a regretté Guy Novès au micro de Canal Plus. Il faut admettre que la victoire d’Edimbourg est méritée. On a bien existé en première période mais on a été beaucoup trop loin du niveau dans la dernière demi-heure. Il faut faire notre auto-critique.»

A l’image du premier essai écossais de Mike Blair (1er) sur une chandelle mal maîtrisée par Timoci Matanavou, les Toulousains ont multiplié les approximations techniques (3/6 aux pieds) et les en-avants sur leurs rares occasions de contres avec Yves Dongy (63e) et Lionel Beauxis (76e). En souffrance sur l’impact de la mêlée écossaise, les avants haut-garonnais n’ont pu « martyriser » leurs adversaires comme annoncé sur du jeu au près. Et l’exploit de Matanavou, auteur de son huitième essai en H Cup sur une percée de 50 mètres (7-14, 30e), n’a pas suffi à masquer ces imprécisions et ce manque de sérénité.

Même à 15 contre 13 après deux cartons jaunes de Monsieur Owens adressés à Allan Jacobsen (25e) et Ross Rennie (27e), le Stade a subi le rythme et les impacts de Gunners déchainés dans le dernier quart d’heure. Pour la première fois de leur histoire, ces derniers disputeront une demi-finale de Coupe d’Europe (face au Munster ou l’Ulster). L’espoir toulousain d’un doublé Top 14-H Cup s’envole, lui, une nouvelle fois. Pour espérer décrocher un dix-neuvième Bouclier de Brennus, les Champions de France en titre devront avant tout oublier ce cauchemar au plus vite.

Leinster 34-3 Cardiff

Télécharger HQ – [Leinster - Cardiff](Français) (A venir)

Le Leinster n’a pas connu de difficulté pour se qualifier en demi-finale de la Coupe d’Europe. Il lui a suffi d’une mi-temps pour mettre fin aux espoirs des Cardiff Blues, équipe construite sur l’ossature de l’équipe du pays de Galles, victorieuse du dernier Grand Chelem. Alors que Helfpenny avait ouvert le score sur pénalité (2e), les coéquipiers de Brian O’Driscoll ont mis dix minutes pour retourner la situation. Sexton a d’abord égalisé, au pied (7e), avant de s’amuser de la défense galloise sur une feinte de passe et de lancer Nacewa.

L’ailier fidjien ne s’est pas fait prier pour marquer le premier essai de la rencontre (13e). Deux autres suivront dans cette mi-temps, par Kearney (29e) et O’Driscoll (34e), si bien que les Irlandais sont rentrés aux vestiaires avec une avance confortable de 24 points. Sonnés, les Gallois ont encaissé un quatrième et dernier essai de Kearney (47e) et se sont contentés de limiter la casse dans la dernière demi-heure, pendant que Joe Schmidt faisait tourner son effectif, en effectuant sept changements. Le vainqueur de Saracens – Clermont (dimanche 17h30) peut trembler : le Leinster, bien décidé à conserver son trophée, sera un adversaire redoutable dans le dernier carré.

Saracens 3-22 Clermont

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La patrie est sauve ! Dernier espoir français après l’élimination du Stade Toulousain à Edimboug, Clermont est allé décrocher à Vicarage Road la première qualification de son histoire dans le dernier carré de la Coupe d’Europe. Une victoire chez les Saracens, défaits pour la première fois de la saison dans leur antre, qui propulse les Jaunards en demi-finale, le 29 avril à Bordeaux face au Champion en titre, le Leinster (ne pouvant accueillir sa demie à Marcel-Michelin selon les normes de l’ERC, Clermont a délocalisé ce match à Chaban-Delmas, ndlr). L’ASM n’est donc plus maudite en H Cup et l’espoir d’un sacre européen n’a jamais été aussi proche. L’intensité des Clermontois sur le moindre contact aura été déterminante pour maîtriser des Anglais retranchés dans leur moitié de terrain en première période et bien obligés de reconnaître la domination physique de leurs adversaires. «Il faut continuer avec cet état d’esprit», insistait Frank Azéma à la pause. L’entraîneur des arrières auvergnats n’a pas été déçu par l’investissement de ses joueurs sur l’ensemble de la rencontre.

La Marseillaise entonnée par les 2000 supporters clermontois à la 55e minute a parfaitement traduit l’emprise de l’ASM sur ce quart de finale. La fébrilité des campagnes passées n’est plus. Brock James, coupable de l’élimination de son équipe face au Leinster en 2010 (défaite 28-29 au même stade de la compétition après avoir manqué un drop plein axe à la dernière seconde, ndlr), l’a bien compris. Entré en jeu dès la 3e minute après la blessure à la cuisse de David Skrela, l’ouvreur australien a récité sa meilleure partition en H Cup en alternant le jeu avec ses coups de pieds croisés dans le dos de la défense anglaise et une justesse face aux perches décisive (17 points aux pieds dont un drop à la 49e). Sans solution, les Sarries ont balayé leur terrain en souffrance sans parvenir à trouver le moindre espace là où Lee Byrne s’échappait dans l’en-but sur une fixation d’école de Morgan Parra (3-16, 44e). «L’obstacle, c’est aujourd’hui, jugeait René Fontés, le président de Clermont, avant la rencontre. Si on passe là, on ira au bout…» On veut bien le croire.

Munster 16-22 Ulster

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Les mauls enroulés autour du double mètre de Paul O’Connell n’y ont rien fait. Pas plus que les pick and go à répétition de James Coughlan en deuxième période. Ni même les cris des supporters déchaînés de Limerick. Opposé à l’Ulster en quart de finale de la Coupe d’Europe, le Munster s’est logiquement incliné à domicile sans jamais avoir pris les commandes de la rencontre. L’exploit est de taille pour la formation de Belfast qui inflige à la Red Army sa première défaite en Coupe d’Europe à Thomond Park depuis 2007 (défaite face à Leicester, 13-6).

Pour leur première opposition en H Cup, les deux formations ont entretenu le suspense jusqu’au bout. Recroquevillés dans leur moitié de terrain dans la dernière demi-heure, les coéquipiers de Stephen Ferris, un temps incertain en raison d’une blessure à une cheville, ont parfaitement « absorbé » le jeu au près des Munstermen. Une solidarité affiché par les quinze mêmes joueurs durant 80 minutes. Réduit à quatorze après le carton jaune de Romain Poite adressé au flanker Chris Henry (36e), l’Ulster a construit son succès dans le premier acte grâce à la précision de Ruan Pienaar (14 points aux pieds) et un essai exceptionnel de Craig Gilroy virevoltant sur 50 mètres (15e, 13-0). Treize ans après sa dernière apparition en demi-finale de la Coupe d’Europe (1999), l’Ulster retrouvera Edimbourg dans le dernier carré à l’Aviva Stadium de Dublin.

Source: www.lequipe.fr

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